Rome : Le prix du café va augmenter

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Meilleurs cafés de Rome

En économie, on parle d’entente lorsque sur un marché donné (ici le café), des producteurs se mettent d’accord pour fixer un prix plus ou moins équivalent et éviter ainsi une guerre des prix. Ainsi, en général, faute de concurrence, les prix sont plus élevés que naturellement.

Or, les cafés romains pratiquent ce genre d’accord mais dans le sens inverse, c’est-à-dire que l’association regroupant les bars de la Ville éternelle (l’AEPER) fixent un prix maximum du café ; les prix sont donc plafonnés. On parle évidement du café au comptoir, celui qui ne dure rarement plus d’une minute (voir notre article, Le café en Italie : entre histoire et art de vivre). Alors que ceux en terrasse n’ont pas de législation et peuvent parfois excéder 4 euros dans le centre, ceux pris debout au comptoir ne peuvent dépasser 1 euro à l’heure actuelle.

Ce qui fait de Rome l’une des capitales européennes les moins chères pour le café. Pourtant réputée et de très bonne qualité, la tasse ne ruine par les consommateurs qui n’hésitent donc pas à en abuser…

Face à la hausse des coûts (ces dix dernières années, les dépenses énergétiques ont explosé de 170%, celle de l’eau de 150% et celle liées à l’occupation de la voirie de 200%), les marges des cafés romains ont chuté. L’association des propriétaires des débits de boissons a donc décidé de relever ses tarifs 10 à 20 centimes après l’été et de faire passer au café la barre symbolique du 1 euro. Triste nouvelle pour les Romains qui se consoleront en discutant avec leurs amis parisiens.