Rencontre-dédicace : Vers la résolution d’un véritable mystère italien ?

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    Christine dal Bon, psychanalyste, qui a réalisé une thèse sur l’amnésie d’identité, s’est passionnée pour le cas très particulier de l’Amnésique de Collegno (lo Smemorato di Collegno). Cet homme a fait beaucoup parler de lui dans les médias italiens, des années 30 à aujourd’hui. Il avait perdu la mémoire à la suite d’un traumatisme de guerre en 1916 et deux familles, les Canella et les Bruneri, se sont  disputé son identité. Son cas est devenu une « affaire » nationale, et son identité a été malmenée devenant l’objet de manipulations de façon à servir des intérêts divers.

    Le livre de Christine Dal Bon, « Oublier son nom – Histoire d’un cas, L’Amnésique de Collegno », n’est pas un manuel de psychanalyse, et se lit tel un récit historique. L’auteur a  mis sa curiosité professionnelle au service de ce cas. En réalisant un travail minutieux d’historienne, à travers les archives de la première moitié du XXème siècle, elle part en quête de la vérité pour rendre à cet homme son nom et elle nous raconte, avec engagement, sa vie et son destin dramatique.

    Nous vous recommandons vivement la lecture de cet ouvrage et nous vous donnons rendez-vous pour une rencontre-dédicace avec Christine Dal Bon, organisée par la Librairie Française, le 7 février 2015, à partir de 16h.

    La Librairie Française vous en dit plus :

    Un livre passionnant pour une histoire vraie et fascinante

    Pendant la Première Guerre mondiale, le capitaine Giulio Canella, blessé à la tête, tombe entre les mains de l’ennemi en 1916. Après le choc physique, le trauma : Canella perd la mémoire. Il est déplacé de camp en camp entre la mer Noire et Constantinople. À la fin du conflit, Canella passe de l’état de prisonnier à celui de clochard. Ayant tout oublié — son nom, sa famille, sa patrie, son passé — il erre et vit d’expédients. En 1926, il est arrêté en Italie par des carabiniers : confus, suicidaire, il est hospitalisé dans un asile. Au bout d’un an, sur l’initiative de son médecin, sa photo est publiée dans les journaux avec cette question : « Qui le connaît ? » C’est alors que commence l’Affaire. Tout d’abord formellement identifié par sa famille, il est ensuite dénoncé dans une lettre anonyme : l’amnésique ne serait pas Canella, le brillant professeur de philosophie, mais Bruneri, un simulateur, un vulgaire malfrat recherché par la police.

    Comme il est écrit dans « la quinzaine littéraire », les italiens se sont très vite passionnés pour cette affaire qui a suscité de nombreuses discussions et nombreux débats.

    En Italie, les expressions « C’est toi, l’Amnésique de Collegno ? » ou « Qui es-tu, Bruneri ou Canella ? » sont devenues courantes. Des écrivains tels que Pirandello et Sciascia ont écrit sur ce sujet. C’est dire si le cas de Giulio Canella fit — et continue de faire — grand bruit, cas judiciaire, psychiatrique et médiatique.
    S’appuyant sur le journal intime tenu par le patient lors de son internement à l’hôpital de Collegno ainsi que sur les archives familiales, Christine Dal Bon reprend l’ensemble du dossier.
    A voir aussi l’émission sur l’incroyable histoire de l’Amnésique de Collegno http://historychannel.it/video« .

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