Rome : Informations de base pour les résidents

Ruelle de Rome et restaurant

Date de création de la page : Juin 2021

Rome ne se résume pas à l’histoire, à l’art et aux touristes… Rome est le centre politique (Siège du Parlement, du président de la République, de la Cour suprême,…), religieux et économique de l’Italie.

Très diversifiée sur le plan international, Rome compte un grand nombre d’expatriés travaillant dans des ambassades ou des institutions internationales qui sont attirés par le climat, le mode de vie et le patrimoine culturel présent dans la ville mais également en Italie.

La proximité de la mer Méditerranée, les montagnes environnantes vous aideront à vous éloigner de la frénésie de la ville et à vous dépayser sur les plages ou dans de petits villages typiques.

Vous résidez ou allez résider à Rome, voici des informations de base pour mieux apprécier la ville et profiter de son mode de vie.

Démographie

Histoire

Rome est l’une des rares capitales au monde à être habitée depuis près de 3000 ans. Les experts estiment qu’à l’époque impériale (entre les débuts de l’époque chrétienne et le VIe siècle), Rome comptait entre un et deux millions d’habitants ce qui en faisait la plus grande ville du monde.

Colisée Rome antique
Le Colisée à la Rome antique

Sous le roi Servius Tullius (milieu du VIe siècle av. J.-C.), on évalue que la population de Rome comptait déjà au moins 30 000 habitants. Moins de trois siècles plus tard (vers 270 avant J.C.), la ville (187 000 habitants) apparaissait déjà comme l’une des grandes métropoles de la Méditerranée occidentale. Seule Carthage la dépassait en population.

À la seconde moitié du IIe siècle av. J.-C. (fin de l’époque républicaine) et pendant presque toute l’ère impériale, Rome devint le centre habité le plus peuplé du monde.

Sous Auguste, la population romaine s’élevait à environ un million d’habitants. Elle a atteint sa croissance maximale (entre 1,2 et 1,7 millions d’habitants) au milieu du IIe siècle ap. J.-C. (ère Antonine). Il faudra attendre le recensement de 1951 pour que Rome atteigne à nouveau ces niveaux démographiques.

Au cours des deux cents années suivantes, le nombre d’habitants déclina et s’établit au début du Ve siècle entre 700 000 et 1 million.
Au milieu de ce même siècle, la métropole abritait encore 650 000 habitants dans ses murs. Ensuite le deuxième sac des Vandales, les longues années de guerre et de famine décimèrent la population romaine.

Au début du VIe siècle, la ville n’abritait plus qu’environ 200 000 personnes.
Après plusieurs sacs par les Goths et les Byzantins, Rome ne comptera plus que 30 000 habitants et la population de la ville restera à ces niveaux pendant presque tout le Moyen Age.

Au XIIe siècle, la population de Rome était de 80 000 habitants mais cette croissance s’arrêta au XIVe siècle en raison de la peste et des conflits entre les nobles romains, les papes et la ville.

Une forte augmentation démographique s’est produite au XVe siècle et dans les premières décennies du siècle suivant. Selon le recensement pontifical réalisé entre la fin de 1526 et le début de 1527,

Au XVIe siècle, à l’époque du Sac de Rome, la ville comptait 55 035 habitants (recensement pontifical fin 1526 et début 1527), mais suite à cet événement tragique, la ville ne comptait plus que 20 000 habitants, devenant ainsi une petite ville.

La croissance démographique reprend à un rythme assez rapide puisqu’en 1600, Rome atteint 110 000 habitants. Augmentation de la population toutefois ralentie au cours du XVIIe siècle et de la première moitié du XVIIIe siècle où Rome atteint 156 000 habitants en 1750.

A partir de 1870, la ville connut un développement spectaculaire (annexion de Rome au Royaume d’Italie, puis capitale de l’Italie), les 210 000 habitants qu’elle comptait à cette date (4ème ville après Naples, Milan et Gênes) étaient passés à 500 000 au début du XXe siècle.
Le million d’habitants est franchi dans les années 1930, Rome redevenant la plus grande municipalité de la péninsule.

Rome a continué à se développer après la Seconde Guerre mondiale et sa population a augmenté suite au boom économique. Celui-ci a conduit à la construction de nombreuses zones suburbaines dans les années 1950-1960. Les 2 millions d’habitants sont atteints en 1960 pour s’établir à 2,8 millions en 1980.

Situation actuelle

Aujourd’hui la population de Rome s’est stabilisée à 2,8 millions d’habitants, son aire urbaine comptant quand à elle près de 4 millions d’habitants sur 5 352 km². Troisième agglomération d’Italie (Milan et Naples), elle reste toutefois la commune la plus peuplée du pays et la quatrième de l’Union Européenne (Londres, Berlin et Madrid).

Des différences sociologiques existent selon les quartiers. Le nord (Tor di Quinto), le centre et le Sud de la ville (EUR) sont plutôt aisés tandis que la majeure partie des quartiers Est (comme San Basilio et Alessandrino) comme Primavalle à l’Ouest sont quand à eux plutôt populaires.

Aux vues de sa longue histoire et de son importance, la population de Rome a toujours connu d’importants flux migratoires. De ce fait, par tradition, un « vrai » Romain est une personne dont la famille a vécu à Rome depuis au moins sept générations. On considère aujourd’hui, qu’un « Romain de Rome » est selon l’expression consacrée, un individu né à Rome de parents nés à Rome.

Politique et administration

Ville métropolitaine et subdivisions administratives

Rome était depuis 1870 la capitale de la province de Rome. En 2015 elle est devenue la Ville métropolitaine Rome Capitale, une « communauté de communes » regroupant 121 communes.

Depuis 2013, le territoire de la ville de Rome est divisé en quinze (19 auparavant) communes (Municipi) pouvant être comparée aux arrondissements parisiens.

Administration municipale

Région Latium et Rome Capitale-min
Rome et Rome capitale dans le Latium

La ville de Rome constitue une structure administrative spéciale créée en 2010, Rome Capitale. Dotée d’une autonomie particulière, elle administre le territoire communal de la ville de Rome en tant que capitale de la République italienne.

 

Elle est dirigée par la junte capitoline, composée du maire et de douze assesseurs permanents (16 assesseurs au total) et par l’Assemblée capitoline, composée de 48 conseillers.
Les élections municipales se tiennent tous les cinq ans, les premières ont eu lieu en juin 2016. Depuis le 22 juin 2016, la maire est Virginia Raggi, du Mouvement 5 étoiles.

Cour intérieure du Quirinale
Cour intérieure du Quirinale

Institutions nationales

En Italie, Milan est la capitale économique du pays tandis que Rome en est la capitale administrative. A ce titre, vous trouverez à Rome le siège des principales institutions du pays : la présidence de la République (Palais du Quirinal), le Parlement (Palais Montecitorio), le Sénat (Palais Madama) et l’ensemble des ministères.

Façade de la FAO
Siège de la FAO

Institutions internationales

Rome abrite le siège de trois institutions des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, l’O.A.A (ou F.A.O), le P.A.M et le F.I.D.A ainsi que le Collège de Défense de l’OTAN.

La ville accueille également d’autres entités internationales importantes telles que l’OIDD (Organisation de droit du développement international), l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels) et l’UNIDROIT (Institut international pour l’unification du droit privé).

Finances

La ville est confrontée à une crise budgétaire sans précédent début 2014, se trouvant en situation de quasi-faillite avec un endettement cumulé de 1,2 milliard d’euros. Le maire, Ignazio Marino, dénonce la gestion de la ville par ses prédécesseurs.

Le personnel municipal compte environ 62 000 agents (fonctionnaires, policiers municipaux, employés des sociétés des transports et de nettoyage), cependant, pour de nombreux résidents, les services municipaux, les transports publics, la gestion des déchets et de la voirie fonctionnent mal.

Économie

L’économie de Rome repose sur le secteur des services et on note l’absence d’industries lourdes. Particularité de la ville, ses 50 000 hectares cultivés (près de 40% de sa surface totale) qui en font la plus grande commune agricole d’Europe.

Secteur d’activité clé à Rome, le tourisme.

Avec les studios de Cinecittà, Rome est également le centre de l’industrie italienne du film.

Environnement

Écosystème

De part sa localisation entre le nord méditerranéen et une zone plus froide (présence des Apennins et des volcans), l’écosystème de Rome se divise en trois zones : méditerranéen pour la partie proche de la côte, humide pour la partie autour du Tibre et de l’Aniene et enfin plus sec sur la partie Est. Ce découpage définit également la répartition de la flore et la faune.

Flore

La diversité de ses paysages et son étendue offrent à Rome une grande variété d’habitats pour les plantes. Grâce à la douceur de son climat et à l’ensoleillement, il y aurait plus de 1 300 espèces de plantes (analyse de la flore – 1995), ce qui est un nombre important pour une ville de cette taille.

Parmi les espèces les plus emblématiques de la ville, les pins, pins parasols, palmiers, chênes verts, cèdres, cyprès, lauriers-roses, eucalyptus, magnolias que vous pourrez voir dans les parcs, les zones archéologiques, les allées, sur les places, le long des routes,…

La présence de cette flore exotique et méditerranéenne crée une impression de ville verte.

Faune

Ces conditions écologiques particulières bénéficient également à la faune. Il a ainsi été dénombré à Rome 145 espèces de vertébrés.

Les chats vivant en liberté seraient près de 300 000 à Rome. On les retrouve notamment dans les zones archéologiques et ils sont protégés depuis 2001 à titre de « patrimoine bioculturel ».

La présence d’oiseaux comme les mouettes et les cormorans en plein centre-ville s’explique par la qualité des eaux des fleuves dans lesquels ils trouvent suffisamment de poissons et en assez grande variété pour se nourrir.

Rome : Parcs à l'intérieur du GRA
Rome : Parcs à l’intérieur du GRA

Parcs et espaces verts

Capitale parmi les plus vertes d’Europe, Rome possède un grand nombre de parcs appartenant auparavant à l’aristocratie locale et il est à noter que les jardins se trouvant sur d’anciennes propriétés patriciennes sont souvent nommés « villas ».

Peu de grandes villes dénombrent autant d’espaces agricoles et de campagne (Agro Romano) en son sein. En effet, les zones vertes libres couvrent 67% (86 000 hectares) des 128 500 hectares de Rome Capitale.

La protection des zones naturelles est une préoccupation assez récente à Rome. La première réserve naturelle, le parc urbain du Pineto a ainsi été créé en 1987 puis l’année suivante (1988) ce fut au tour du parc régional de l’Appia Antica.

Particularité de Rome, le maintien d’espaces naturels grâce aux vestiges archéologiques permettant à la nature d’arriver au centre de la ville.

Romanatura, l’organisme de protection de la nature créé en 1997 a permis d’amplifier le nombre de zones protégées qui est actuellement de 17.

Cuisine

La cuisine de la Rome antique était à base de farines et de légumineuses et il y avait peu de légumes verts, de poissons ou de viandes fraîches. Les plats étaient plutôt grossiers mais consistants, à base surtout de fèves, pois chiche, lentilles, graines de lupin, choux, lard… riches en herbes aromatiques : coriandre, origan, menthe, thym, fenouil, sauge et contenant des épices (importées d’Orient) : poivre, noix de muscade, clou de girofle…

À partir du Moyen-âge, la cuisine romaine se divise en deux catégories : la cuisine pontificale, consommée à la cour des Papes et la cuisine populaire, à l’origine de celle de nos jours.

À noter, l’importance des influences juives (communauté juive la plus ancienne d’Europe) dans la gastronomie romaine (artichauts, agneau, charcuteries ou pâtisseries).

Spaghetti alla carbonara
Spaghetti alla carbonara

Aujourd’hui, Rome a une gastronomie bien à elle. La cuisine romaine traditionnelle se compose essentiellement d’aliments dits « pauvres » d’où le terme de « cucina povera ». Avec des ingrédients de base simples et rustiques : herbes aromatiques, huile, lard, fromage, jambon, la gastronomie romaine se veut variée et savoureuse et comprend nombre de spécialités à base de pâtes, de viande, d’abats (tripes), de poissons et de nombreuses recettes à base de légumes.

Religion

Rome catholique

En 313 (Édit de Milan), le christianisme est devenu une religion légale avant de devenir, en 380 (Édit de Thessalonique), la religion officielle de l’Empire.

La tradition selon laquelle Saint-Pierre et Saint-Paul y furent martyrisés et l’importance de la communauté chrétienne dans la ville firent de Rome la capitale des chrétiens et de l’Église catholique.

La Rome impériale laisse place à la Rome chrétienne (Roma christiana). Les édifices paléochrétiens remplacent les domus ecclesiae d’abord en périphérie de la ville (monastères, églises, basiliques funéraires) puis dans le centre de la ville à partir du VIe siècle.

Très tôt, l’évêque de Rome (successeur de l’apôtre Pierre) est considéré comme le pape de toute la chrétienté.

De 753 à 1870, Rome est la capitale des États pontificaux qui vont de la mer Tyrrhénienne à la mer Adriatique. Leur existence prend fin à la fondation du Royaume d’Italie. Le pape Pie IX se réfugie alors au palais du Vatican se considérant prisonnier de fait.

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Basilique Saint-Pierre

Ce n’est qu’en 1929 et les Accords du Latran, que la représentation temporelle du Saint-Siège est trouvée en créant la Cité du Vatican (État souverain le plus petit du monde), un État enclavé qui inclut la basilique Saint-Pierre et d’autres bâtiments romains bénéficiant de fait du statut d’extraterritorialité.

Rome compte plusieurs centaines d’églises et de lieux de culte, les principales d’entre elles font l’objet du pèlerinage de Rome qui inclut généralement les quatre « basiliques majeures » : Saint-Pierre (tombeau de Saint-Pierre), Saint-Paul-hors-les-murs (tombeau de Saint Paul), Saint-Jean-de-Latran (cathédrale de Rome et du monde) et Sainte-Marie-Majeure (relique de la Crèche). A ces quatre basiliques majeures on ajoute trois « basiliques mineures », constituant ainsi le « Tour des sept églises » : la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem (reliques de la Passion), la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs et la Basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs (voie Appienne, au-dessus des catacombes).

Autres religions

Rome est une ville cosmopolite dans laquelle d’autres cultes chrétiens sont représentés comme les protestants, les orthodoxes…

Synagogue de Rome vue d'une ruelle
Synagogue de Rome vue d’une ruelle

Le Temple mormon de Rome (Temple de Rome), construction annoncée en octobre 2008 et inauguré en 2019, desservira les membres des Églises de Grèce, Chypre, Albanie, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et de Macédoine, ainsi que les 22 000 membres de l’Église en Italie.

La communauté juive de Rome est la plus ancienne d’Europe et l’une des plus anciennes du monde. Sous les papes, le judaïsme fut longtemps confiné au Ghetto de Rome. Aujourd’hui, la Grande synagogue de Rome est le lieu de culte juif le plus important de la ville.

Autres informations de base sur Rome

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