Rome : Informations de base pour les futurs touristes

Place Navonne

Date de création de la page : Juin 2021

Si Rome fait partie des villes les plus visitées en Europe et dans le monde, c’est sans doute car c’est une des villes les plus captivantes au monde.

Il y a peu d’endroits sur terre où l’on trouve une telle concentration de monuments anciens, vieux de 2 500 ans, encore en bon état et en plein centre d’une capitale moderne, c’est ce qui fait de Rome une ville si unique.

Parmi les plus anciennes colonies continuellement habitées au monde, la Ville éternelle va vous subjuguer dès que vous poserez les yeux sur le Colisée ou le Panthéon et quel sentiments incroyables quand vous vous retrouverez au milieu des colonnes de la majestueuse place Saint-Pierre.

Tourisme

Cela fait déjà plusieurs siècles que Rome est une des plus importantes destinations touristiques du monde.
Siège de la papauté et pèlerinage de Rome en font un lieu incontournable pour les chrétiens du monde entier et ce, depuis le Moyen-âge.
Les jeunes gens de bonne famille la visitaient dans le cadre de leur « Grand Tour », de la fin du XVIIIe siècle, jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Colisée : Vue intéerieur
L’intérieur du Colisée

Aujourd’hui, Rome fait partie des dix premières villes les plus visitées au monde. Elle est la 3e ville la plus visitée de l’Union Européenne après Paris et Londres avec plus de 10 millions de visiteurs étrangers (20 millions lors des Années Saintes) chaque année.
L’immense patrimoine de la ville, ses monuments et trésors artistiques, ses sites archéologiques mais aussi la beauté de ses vues panoramiques, les chaudes couleurs ocre de ses bâtiments, le caractère théâtral de ses places ou encore la majesté de ses parcs participent à son succès.
Le Colisée et les musées du Vatican sont les deux lieux les plus visités à Rome et font partie des lieux les plus visités du monde.
La ville est à la fois un des plus grands centres archéologiques du monde, un lieu de pèlerinage religieux majeur et un des centres historiques urbains les plus étendus ce qui a poussé l’UNESCO a classer le centre historique de la ville ainsi que le Vatican et les propriétés du Saint Siège à Rome au Patrimoine Mondial de l’humanité en 1980.

Étymologie et symboles

La louve capitoline
Louve capitoline

Le nom de la ville serait dû à la légende des jumeaux Romulus et Rémus. Le premier tua le second, obtenant ainsi le droit de donner son nom à la ville qu’il construisait.
Une autre hypothèse suggère que le nom de Rome viendrait du nom étrusque du Tibre, le Rumon et serait ainsi devenue « La ville du fleuve ».
La date historique de la fondation de la ville, du moins la date retenue comme celle du début du calendrier romain est le 21 avril de l’an 753 av. J.-C.

Surnoms de Rome

Rome a plusieurs surnoms, obtenus au fil des siècles :
La Ville aux Sept Collines ;
La Ville Éternelle ;
Caput mundi (la capitale du monde) ;
L’Urbs (« La Ville ») ;
Limen Apostolorum (« le seuil des apôtres »).

Logo ville Rome S.P.Q.R.
Logo de la ville Rome

Les symboles de Rome

La louve capitoline, inspirée par la légende de la fondation de Rome ;
SPQR (le Sénat et le peuple romain), la devise antique qui est toujours celle de la ville de Rome. On la retrouve sur le blason de la ville, sur les édifices publics, des bâtiments ou encore sur les bouches d’égout.
Les couleurs de Rome sont le rouge et le jaune (le pourpre et l’or).

Histoire

Selon la légende, Rome aurait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. sur le mont Palatin par Romulus qui aurait tué son frère jumeau Rémus lors de la création de la ville.
La généalogie légendaire des deux frères, descendants du dieu Mars et de Rhéa Silvia (fille de Numitor), peut donner une origine divine à Rome qui aurait été créée par la volonté des dieux.

Carte occupation Italie
Occupation de l’Italie par les étrusques

Des sources archéologiques indiquent que les premiers occupants du site au VIIIe siècle av. J.-C. étaient des bergers vivant dans des cabanes installées sur le Mont Palatin, colline qui domine le Tibre.
La péninsule italienne est occupée à la même époque par plusieurs peuples : les Étrusques au Nord, les Carthaginois en Sardaigne et en Corse, des peuples italiques au centre et les Grecs au Sud.
Au VIIe siècle av. J.-C., ce sont les Étrusques qui réunissent les villages dans la plaine du Latium et créent une cité protégée par les sept collines environnantes et par ses remparts.

 

Patrimoine

Rome est le résultat du chevauchement continu des témoignages tant architecturaux qu’urbains pendant plusieurs siècles et montre à quel point la relation établie avec son passé a été complexe. Rome s’est forgée dans une succession de développements chaotiques, de périodes de déclin et de renaissances et à l’ère contemporaine par des tentatives de modernisation du tissu urbain.

Vue du Forum et du Colisée
Vue du Forum et du Colisée

Son histoire très ancienne fait de Rome une ville très riche en monuments, musées et points de vue. C’est d’ailleurs la ville du monde avec le plus de monuments.
Dès le XVIIe siècle, Rome est une des destinations préférées de jeunes nobles européens (inauguration du Grand Tour par les Anglais) venus parfaire leur éducation au contact des beautés antiques. Cet afflux d’étrangers culmine dans la deuxième moitié du siècle des Lumières et s’enrichit de nombreux hommes de sciences désireux d’étudier dans les bibliothèques et les archives de la ville les savoirs rassemblés au fil des siècles.

 

Antiquité

Capitale de l’Empire romain, Rome a conservé de nombreux monuments antiques, le Colisée étant l’un des plus célèbres.Cet amphithéâtre qui pouvait contenir jusqu’à 60 000 personnes accueillait, entre autres, des combats de gladiateurs et d’animaux. Œuvre des empereurs Vespasien et Titus il a été édifié entre 70 et 80.

Circo Massimo à l'antiquité
Circo Massimo à l’antiquité

Le Circus Maximus est un autre exemple de monumentalité qui connut son apogée au IIIe siècle. Avec ses 600 mètres de long pour 200 mètres dans sa plus grande largeur, ses courses de chevaux pouvaient accueillir jusqu’à 250 000 spectateurs.
Le quartier du Forum romain et du Colisée était le cœur de la ville antique. Il était, entre autres, dominé par l’Arc de Titus, l’Arc de Septime Sévère et l’Arc de Constantin, érigé en 315 pour commémorer la victoire de l’Empereur Constantin sur Maxence.
Les Forums impériaux, le Panthéon, le Capitole et les musées capitolins, les thermes de Dioclétien et de Caracalla, les onze Aqueducs de Rome ou les catacombes sont autant d’autres monuments célèbres.
Au temps de l’Antiquité, le Forum romain était une grande place où les Romains se rassemblaient pour discuter d’affaires. Cette place où siégeait la Curie (Sénat) était le centre religieux et économique de l’Empire romain. On y trouvait de nombreux temples, dont les temples de Jupiter, de Juno Moneta (où le trésor de Rome était conservé), de Vesta (contenant le feu sacré), en somme, l’ensemble des symboles de la culture romaine.
Au Moyen Âge, les vestiges se sont enfouis sous la terre, certaines pierres furent réutilisées pour la construction de monuments et d’édifices ce qui fait qu’aujourd’hui, le Forum est composé de ruines.

 

La Rome médiévale

Illustration Rome médiévale
Illustration de la Rome médiévale

Au Moyen-âge, Rome est supplantée dans son rôle de capitale par Constantinople. C’est une période sombre de son histoire.
Envahie par les Barbares, Rome est au VIe siècle une ville ruinée et peuplée d’à peine 20 000 habitants.
À partir du Xe siècle, elle est contrainte par des luttes permanentes opposant le pape et l’empereur germanique.
Même si jusqu’au XVe siècle, on n’y éleva que des constructions modestes, Rome a conservé de splendides témoignages médiévaux.

Architecture religieuse

Eglise et son campanile
Église et son campanile

De nombreuses églises datent de cette époque : Santa Maria in Cosmedin, Sainte Sabine, Santa Maria in Trastevere, Saint Étienne le Rond, San Giorgio in Velabro ou la basilique San Clemente, des constructions qui réutilisent souvent des matériaux antiques (colonnes, chapiteaux,…) et conservent tous le plan basilical des premiers édifices chrétiens avec un campanile (tour avec un clocher) se dressant souvent à côté de la façade.
Du XIIe au XIVe siècle, la mosaïque et la peinture à fresque constituent l’essentiel de la décoration médiévale. Les marbriers réalisèrent à Rome de magnifiques pavements multicolores dont les mosaïques de Santa Prassede, Santa Maria in Domnica ou de l’abside de San Clemente.

Tours, forteresses et castelli

Les nombreuses tours fortifiées « torri » et les châteaux – souvent construits sur des ruines antiques – sont caractéristiques de la Rome médiévale et de l’Agro Romano.
Construites aux endroits stratégiques par les familles nobles, les forteresses sont le symbole des luttes entre les grandes familles romaines entre les XIe siècle et XIIIe siècle. Au Moyen-âge, on comptait plus de 300 palais fortifiés défendus par des tours. A cette époque, Rome prit le surnom de « Roma turrita ».

Torre delle Milizie - Forum de Trajan
Torre delle Milizie surplombant le Forum de Trajan

Beaucoup de ces édifices furent abattus, détruits ou abandonnés à la fin du XIIIe siècle. Aujourd’hui, on en trouve encore une quarantaine, répartis dans le centre historique (Torre delle Milizie, Tour des Conti, Tour Caetani, Tor Sanguigna, Tour des Anguillara, Tour des Capocci) et hors les murs (Tor de Schiavi, Tour San Michele, Tour de Centocelle, Tor Pignatarra).
Le Château Saint Ange, la Forteresse d’Ostie ou encore la Maison des Chevaliers de Rhodes sont parmi les plus imposants des châteaux fortifiés.

 

La Renaissance

La Renaissance est une période qui a profondément marqué Rome. De nombreux artistes toscans ou ombriens sont attirés dans la ville par les commandes des papes et des prélats.
Parmi les nombreux monuments construits à cette époque, on peut citer la place du Capitole de Michel-Ange qui comprend le Palazzo Senatorio, siège du gouvernement de la cité, les Chambres de Raphaël ou encore les fresques de la chapelle Sixtine au Vatican.

Palais Farnese
Palais Farnese – Ambassade de France à Rome

La construction de grandes demeures par les familles aristocratiques, notamment près du Quirinal et de palais comme le Palazzo Venezia, le Palais Farnèse, le Palais de la Chancellerie, le Palais Barberini, le Palazzo Chigi (siège actuel du gouvernement italien), la Villa Médicis, le Palais Spada, la Villa Farnesina ou la Villa Madama marquent également cette époque.
A la Renaissance, la plupart des églises sont construites sous le règne du pape Sixte IV. Parmi les plus remarquables on va trouver le Tempietto de San Pietro in Montorio, Sant’Agostino, Santa Maria del Popolo, ou encore Santa Maria della Pace.

 

La Rome Baroque

Fontaine de Trevi
Fontaine de Trevi

Né à Rome au XVIIe siècle, l’art baroque est à l’origine de ses grandes places théâtrales, souvent ornées de fontaines ou d’obélisques comme la Piazza Navona qui en est sûrement la plus représentative ou encore la fontaine de Trevi de Nicola Salvi qui en est peut-être la plus célèbre.
Cette effervescence artistique est alimentée par les papes qui font appel aux artistes les plus talentueux d’Italie pour décorer la ville.
Le point d’orgue de cette période est la Haute Renaissance durant laquelle la Ville Éternelle verra la présence simultanée de trois génies qui passeront d’ailleurs la majeure partie de leur carrière à Rome : Le Bernin, Borromini et Pierre de Cortone.

Rome capitale

Rome fut en chantier permanent dans les premières décennies suivant sa proclamation en tant que capitale de l’Italie.
En 1870, la ville avait des dimensions modestes et connaissait de nombreux espaces vierges. Elle flottait dans les limites du Mur d’Aurélien.
Rome était restée une ville provinciale, peu pratique, aux rues tortueuses et manquant de tous les services urbains modernes. De nombreuses opérations d’urbanisme furent entrepris dont : la construction de grands bâtiments administratifs (Ministères, Palais de Justice, Palais des Expositions…), la construction de logements pour les nouveaux fonctionnaires, l’édification d’infrastructures (hôpitaux, abattoirs, casernes…), l’aménagement de nouveaux axes (Corso Vittorio Emanuele II, Via XX Settembre), l’aménagement des rives du Tibre…

Vittoriano - Autel de la patrie
Vittoriano – Autel de la patrie

Le monument à Victor-Emmanuel II date de cette époque. Bâtiment néoclassique le plus connu de la ville, il est aussi connu sous le nom d’« Autel de la Patrie » et certains Romains le surnomment la « Machine à écrire ». Exemple d’éclectisme, le Palais de Justice, situé sur la place Cavour est surnommé péjorativement Palazzaccio (« vilain palais ») par les Romains.
L’Exposition Internationale de 1911 vit la naissance du quartier de la piazza Mazzini et la création de la Galerie Nationale d’Art Moderne.
En 1916, l’expansion vers la mer (Ostie, Fregene) fut lancé.
Dans les années 1920, des cités-jardins comme le quartier de la Garbatella sont mis en chantier.
Le quartier Coppedè (1921-1927) est quand à lui, un bel exemple d’architecture Art nouveau.

 

Rome mussolinienne

Mussolini arrive au pouvoir en 1922 et avec lui commence une politique d’urbanisme de prestige, prônant un retour à la grandeur antique.
De larges avenues destinées à la circulation comme aux défilés sont crées : Via dell’Impero, via dei Fori Imperiali, ouverte en 1932 pour dégager la vue sur le Colisée (destruction d’une partie des Forums), via del Mare pour relier Rome à la mer (actuelle Via Cristoforo Colombo) ou encore la Via della Conciliazione pour marquer la réconciliation avec l’Église (disparition d’une partie du quartier du Borgo).
Rome se dote également à l’époque d’infrastructures nouvelles : reconstruction de l’université de La Sapienza, construction de ministères comme le Palazzo della Farnesina ou le Palais des Colonies (futur siège de la FAO).

EUR Colisée carré
Colisée carré – EUR

Le quartier de l’EUR, bâti dans la deuxième moitié des années 1930 est le quartier le plus représentatif de l’architecture fasciste. Le nom du quartier vient de l’Esposizione Universale di Roma (Exposition Universelle de Rome) qui devait s’y tenir en 1942 mais qui fut annulée en raison de la Seconde Guerre mondiale. Avec des bâtiments tels que le Palais de la Civilisation Italienne, surnommé « Colisée carré », ou encore le Palais des Congrès, il reste à ce jour un des principaux témoignages de l’architecture fasciste inspirée par le néoclassicisme.
C’est également à cette époque qu’est bâti l’ensemble sportif du Foro Italico avec son Stade des Marbres et ses statues antique.

 

Rome contemporaine

Rome n’a connue que de rares bombardements et elle est sortie plutôt épargnée de la Seconde Guerre Mondiale.

Nouvelle gare Termini
Nouvelle gare Termini

En 1950, l’année sainte est l’occasion de terminer la via Cristoforo Colombo, destinée à relier Rome à la mer ainsi que la Gare Termini.
Le quartier de l’EUR est achevé et devient un quartier d’affaires et ministériel, la première ligne de métro ouvre en 1955.
Le Stade Olympique, les deux palais des Sports ainsi que le village olympique sont construits pour les Jeux Olympiques de 1960.
En 1961, un nouvel aéroport, Leonardo da Vinci (Fiumicino), est inauguré en complément de celui de Ciampino.
En 1970, le périphérique de Rome (Grande Raccordo Anulare) est achevé.
A l’occasion du Jubilé de l’an 2000 le centre-ville a fait l’objet de rénovations profondes, les palais ocre retrouvant leurs couleurs pastel d’origine.
Les grandes artères ont pour l’occasion, été rendues piétonnes comme par exemple la célèbre via del Corso, reliant la Piazza del Popolo et la Piazza Venezia.
Rome s’est mise à inaugurer des édifices à l’architecture clairement contemporaine depuis le début du XXIe siècle : le Musée d’Art Contemporain de Rome (MACRo) en 2002, l’Auditorium Parco della Musica en 2002, le MAXXI en 2010 ou encore le Nouveau Centre des Congrès de Renzo Piano inauguré en 2016 (quartier EUR).

 

Autres informations de base sur Rome

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