Devenir gladiateur : Pour un jour ou pour toujours ?

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    Vous l’avez rêvé : et à Rome, c’est possible !

    Pour devenir le Spartacus des temps modernes, à vous de jouer !

    Pour un jour :

    C’est Via Appia Antica, 18, dans les locaux du Gruppo Strorico Romano, que la Scuola Gladiatori di Roma vous attend.

    Comment mieux appréhender la Rome Antique qu’en combattant comme gladiateur ? Vos enfants, et vous aussi d’ailleurs, adorerez cette expérience de deux heures ! Après une visite du musée et les explications sur les gladiateurs, c’est dans l’arène que vous vous entraînerez à essayer les différentes armes et vous initierez aux premières techniques pour donner des coups et les stopper. Puis vous combattrez avec un lourd casque sur la tête, glaive à la main (c’est un rudius… c’est mieux pour commencer, il est en bois…). Et vous mesurerez combien il est difficile de se mouvoir ainsi équipé et de parer aux coups… Ceux qui ont essayé ont adoré ! C’est physique et passionnant… Alors…

    • Les formations se font en italien et en anglais.
    • Il faut avoir plus de 7 ans.
    • Le coût dépend du nombre de participants, vous avez tout intérêt à organiser un groupe pour ne pas payer cher par personne.
      • 122 € TTC pour 1 participant,
      • 183€ TTC pour 2 participants,
      • 244€ pour 3 à 5,
      • 305€ de 6 à 10,
      • et au-dessus de 10 personnes, c’est 24,40 €  par personne en plus.
    • Vous pouvez prendre plus de renseignements au 06 51 60 79 51.
    • Réservations auprès de info@gruppostoricoromano.it.

    Pour toujours :

    Devenir gladiateur, en se formant sur la durée, c’est possible aussi à Rome, comme ailleurs en Italie et en Europe aussi, car des associations forment des gladiateurs amateurs ou professionnels qui combattent entre eux lors de festivals, manifestations et reconstitutions historiques. Pour devenir gladiateur, il faut bien comprendre ce qu’il était, puis apprendre les gestes du combattant et… combattre, lors de manifestations officielles. Ensuite, quand vous aurez comptabiliser plus de 100 combats, vous pourrez à votre tour devenir formateur.

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    Philippe à l’entraînement, avec Ars Dimicandi, dans les locaux du Forum Center, Via Cornelia (presque sur l’Aurelia).

     

    Philippe L., coach et formateur français vivant à Rome depuis plusieurs années, a commencé un parcours de formation avec Ars Dimicandi. Il a apprécié leur approche archéologique expérimentale : pratiquer pour comprendre l’histoire et être au plus près de la vérité historique.  L’association, depuis 17 ans, enseigne la pratique de la lutte antique : lutte, pugilat et pancrace, le métier de gladiateur et l’entraînement militaire romain. Philippe, une fois par semaine, s’entraîne, comme il le ferait pour un art martial. Il  vit d’ailleurs cette expérience de la gladiature comme cela : un sport associé à une philosophie de vie et une culture. Sa formation lui coût 65€ par mois.

    Philippe parle avec passion de cette aventure. Avec lui, nous découvrons que le gladiateur devait renoncer au statut d’homme libre (s’il l’était) pour devenir esclave, ce qui permettait à son laniste, l’entraîneur et souvent propriétaire, d’avoir pouvoir de vie et de mort sur lui. Sa fonction n’en était pas moins très prestigieuse et il se vendait au plus offrant.

    Philippe, pour l’instant, suit encore le tronc commun de la formation entre les gladiateurs et les légionnaires, ces derniers ayant adopté les techniques des gladiateurs pour combattre. Mais les objectifs de ces hommes n’étaient pas les mêmes et les formations, ensuite,  sont spécifiques :

    • Car le gladiateur doit blesser son adversaire, et non pas le tuer, puisque c’est le public qui accordera la vie ou la mort aux gladiateurs combattants.
    • Le légionnaire, lui,  doit survivre pour la gloire de Rome et créer un maximum de dommages chez l’adversaire.

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    Les combats de gladiateurs étaient sanglants et violents, mais pas si éloignés que cela des pratiques sportives actuelles (telle que la boxe ou l’escrime). Les règles du jeu étaient très strictes et le juge-arbitre vérifiait leur bonne application. La férocité des combats n’était souvent qu’apparente. Il s’agissait avant tout de livrer un spectacle de qualité devant un public averti, empreint d’esthétisme, et non pas une mise à mortLa motivation des combattants était la richesse et la gloire, mais à condition d’assurer un « beau » spectacle. La finalité des affrontements était de provoquer des blessures conduisant à l’abandon. Et les gladiateurs étaient solidaires entre eux et soucieux de ne pas blesser dangereusement leurs homologues et frères d’arme. Les risques de décès restaient donc très contrôlés.

    Philippe troquera plus tard son glaive de bois contre d’autres armes en fer forgé, et peut être le verrons-nous lors des prochains Ludi Romani (www.ludiromani.it), au Circo Massimo en septembre, livrer de vrais combats. Il ne nous a pas encore révélé son nom de combattant… ces homologues s’appellent Darius, Antrax, Leo, Lucius, Marcus, Rufus, Caius, Kratos, Hyrpus ou encore Skorpius !

    Voilà ce qu’il nous dit de son expérience :

    Au-delà de l’approche sportive et de la beauté de la discipline, ce qui m’a touché dans l’approche d’Ars Dimicandi (AD), c’est l’excellence dans la reconstruction de la technique et surtout la recherche du sens et de la vérité cachés derrière l’image ou le mythe du gladiateur. Je reprends ici les mots de Dario Battaglia (fondateur de AD) : « Nous nous trouvons avant tout devant l’implacable jugement de nous-mêmes sur nous-mêmes ». Après chaque entraînement, je gagne, avec parfois un peu de douleurs et de bleus, beaucoup de joie, d’énergie et de connaissance de moi-même. J’ose dire que j’ai entrepris un parcours long et périlleux mais plein de satisfactions. Et en plus, quand on y pense, être gladiateur à Rome, ça fait son effet !

    Si, comme Philippe, vous voulez apprendre l’art de combattre au temps de la Rome Antique (vous devez savoir qu’il y avait aussi des femmes gladiateurs), vous trouverez plus d’informations :

     

     Photos : Ars Dimicandi

    Photo du haut : Andy Whitfield dans la série télévisée Spartacus