Jubilée 2015 : Rome au centre du monde catholique

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    Il sera connu sous le nom de jubilé de la Miséricorde.

    8 décembre 2015 : Début du Jubilée extraordinaire

    L’annonce a fait grand bruit avec l’annonce par le Pape François d’un Jubilé extraordinaire qui commencera à partir de 2015. L’annonce d’une Année Sainte extraordinaire a été faite à l’occasion du deuxième anniversaire de l’élection du Pape François, durant l’homélie de la célébration pénitentielle.

    Il se fera à l’occasion du cinquantième anniversaire de la clôture du Concile Œcuménique Vatican II, en 1965. « Pour cela il acquiert une signification particulière qui pousse l’Église à continuer l’œuvre entamée par Vatican II », indique le Saint-Siège dans un communiqué, ajoutant qu’un « jubilé extraordinaire est convoqué à l’occasion d’un événement de remarquable relief ». Le dernier Jubilé remonte à l’an 2000, sous Jean-Paul II. 

    Le mot jubilé vient du latin jubilæus (de jubilare, « se réjouir »)

    ANNONCE OFFICIELLE LE 12 AVRIL

    L’annonce officielle et solennelle de cette future Année Sainte, qui chevauche l’actuelle Année de la vie religieuse voulue aussi par le pape François, se fera par la lecture et la publication, près de la Porte Sainte, de la Bulle, le dimanche dit « de la Miséricorde Divine », célébrée le dimanche après Pâques, soit le 12 avril prochain.

    La miséricorde est un thème de prédilection du pape François. La miséricorde, ou le pardon de Dieu, est le concept central du pontificat de François. Le pape argentin prêche sans cesse pour la réconciliation, le pardon et la main tendue à l’autre quel qu’il soit.

    Pendant le Jubilé, les lectures pour les dimanches du temps ordinaire seront tirées de l’Evangile de saint Luc, « l’évangéliste de la miséricorde ». Dante Alighieri le qualifia de « scriba mansuetudinis Christi », « narratore della mitezza del Cristo ». Sont très connues, dans l’Evangile de la Miséricorde de Luc, les paraboles: la brebis égarée, la drachme perdue, le père miséricordieux.

    Lors du précédent Jubilé de 2000/2001 décrété par Jean Paul II, 30 millions de pèlerins étaient venus à Rome. 

    Le nouveau Jubilé débutera le 8 décembre par l’ouverture de la «Porte Sainte» à Saint-Pierre, d’ordinaire fermée.

    Les Années Saintes ordinaires célébrées jusqu’à aujourd’hui sont 26. Seuls deux jubilés extraordinaires ont eu lieu au XXème siècle. La dernière, dite « jubilé de l’an 2000 », fut un succès marqué par un afflux de près de 30 millions de visiteurs supplémentaires.

    ANNÉE SAINTE EXTRAORDINAIRE

    Cette Année Sainte extraordinaire débutera par l’ouverture de la Porte Sainte à Saint-Pierre, à l’occasion de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 2015. Elle se terminera le 20 novembre 2016, solennité du Christ-Roi. « Pendant le Jubilé, les lectures pour les dimanches du temps ordinaire seront tirées de l’Évangile de saint Luc, ‘l’évangéliste de la miséricorde’», précise le Vatican.

    Dans l’Église catholique, un « jubilé » est, depuis l’année 1300 (doléance émanant des fidèles face à la peur eschatologique du nouveau siècle), une période de pardon, de conversion et d’efforts spirituels ayant lieu, d’abord tous les 50 ans, puis tous les 25 ans à partir de 1400 (« pèlerinage panique » pour répondre aux grandes épidémies comme la grande peste1), consacrée à la rémission par la pénitence des peines temporelles dues aux conséquences du péché et accompagnée par l’octroi d’indulgences spéciales associées à la visite de lieux saints, à la pratique du jeûne, de l’aumône et de la prière, spécialement la confession et la communion sacramentelle. On appelle aussi ces jubilés des « années saintes ». Au xxe siècle, dans un esprit similaire, les papes ont décrété des années saintes extraordinaires, commémorant la rédemption par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Le dernier jubilé a été célébré en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II. La dernière Année Sainte extraordinaire a été célébrée par le même pape en 1983.

    ’annonce inopinée de l’ouverture prochaine de la porte sainte des quatre basiliques majeures de Rome suscite une certaine fébrilité. « Nous sommes prêts et nous serons à la hauteur de nos responsabilités », a fait savoir le maire, Ignazio Marino, dès vendredi. Pourtant, le gouvernement en doute, qui préférerait confier la supervision de l’événement à un commissaire nommé par l’exécutif plutôt qu’au seul élu et à ses services.

    « Nous sommes prêts », répètent les fonctionnaires chargés de la régularité des travaux qui vont être engagés pour l’occasion… Pourtant, ces derniers mois, Rome s’est surtout distinguée par la mise au jour d’un vaste réseau de corruption mêlant responsables politiques et mafieux, infiltrant les appels d’offres comme des souris dans une meule d’Emmental. « Les travaux prévus pour le jubilé seront contrôlés un par un », prévient Alfonso Sabella, l’adjoint qui, au sein de la municipalité, est chargé de la légalité et de la transparence. « Nous sommes prêts », a aussi répété le ministre de l’intérieur Angelino Alfano, qui garantit par avance que la « sécurité sera assurée ».

     

    Pour la Ville éternelle, candidate à l’organisation des Jeux olympiques de 2024, l’événement aura aussi valeur de test grandeur nature pour le fonctionnement de ses services (transports publics, collecte des ordures, etc.) et sa réputation. Afin de rassurer ses interlocuteurs, la mairie met en avant le bon fonctionnement des cérémonies qui ont eu lieu il y a près d’un an pour la double canonisation des papes Jean Paul II et Jean XXIII.