Rome Art Week – RAW 2026, une semaine gratuite dédiée à l’art contemporain

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Par ROME Pratique

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Une fois par an, Rome cesse un instant d’être uniquement la ville des ruines antiques et des basiliques pour devenir un vaste terrain de jeu pour l’art contemporain. Pendant une semaine, la Rome Art Week ouvre gratuitement des centaines de portes habituellement fermées au public : ateliers d’artistes, galeries confidentielles, fondations privées, instituts culturels étrangers installés dans la capitale.

L’esprit de la manifestation tient en une idée simple : mettre le public en contact direct avec ceux qui font l’art aujourd’hui, sans intermédiaire ni barrière financière. Un artiste peut ainsi recevoir des visiteurs dans son propre studio, expliquer sa démarche, montrer un travail en cours. Un curateur peut présenter, dans un espace parfois inattendu, un projet pensé spécifiquement pour l’occasion. Cette proximité change complètement la façon d’aborder l’art contemporain, souvent perçu comme intimidant ou réservé à un cercle restreint.

Ce qui distingue surtout la Rome Art Week, c’est son ampleur géographique. Le programme ne se limite pas au centre historique : il s’étend aux quartiers périphériques de la ville, révélant une scène artistique diffuse, parfois installée dans d’anciens espaces industriels ou des immeubles résidentiels transformés en ateliers. Pour un habitant de Rome comme pour un visiteur de passage, c’est l’occasion de sortir des circuits touristiques habituels.

Édition 2026 de Rome Art Week

Rome Art Week (RAW) revient du lundi 19 au dimanche 25 octobre 2026, pour sa 11ᵉ édition, organisée par Kou – Associazione no profit per la promozione delle arti visive.

  • La manifestation reste entièrement gratuite, aussi bien pour les artistes et structures participantes que pour les visiteurs : aucun événement payant n’est autorisé sous la bannière RAW.
  • Le programme se déploie dans des centaines de lieux à travers toute la ville : galeries, fondations, musées, académies, instituts culturels italiens et étrangers, espaces indépendants.
  • Des Tours, parcours thématiques conçus et menés par les curateurs de la manifestation, permettent de découvrir plusieurs lieux d’un même coup, avec un fil conducteur et un vrai regard critique.
  • Les chiffres précis de l’édition 2026 (nombre de structures, d’artistes, de curateurs et d’événements) sont généralement communiqués lors d’une conférence de presse quelques jours avant l’ouverture.
  • Programme complet, carte interactive et inscription aux visites sur romeartweek.com et sur la page romeartweek.com/it/eventi

Une semaine née pour structurer la scène de l’art contemporain romain

Rome Art Week est née en 2016, à l’initiative de l’association Kou, fondée par Marinellys Tremamunno. L’objectif de départ était de pallier un manque : Rome, contrairement à d’autres capitales européennes, ne disposait pas d’un rendez-vous annuel capable de fédérer l’ensemble de sa scène artistique contemporaine, souvent dispersée entre galeries privées, institutions publiques et ateliers indépendants.

Depuis sa création, la manifestation a connu une croissance continue, année après année, jusqu’à réunir aujourd’hui plusieurs centaines de structures, plusieurs centaines d’artistes et plusieurs dizaines de curateurs, pour plusieurs centaines d’événements gratuits répartis sur toute la ville. Cette croissance a fait de RAW l’un des rendez-vous les plus importants d’art contemporain en Italie, avec une participation internationale de plus en plus marquée.

Quatre façons de participer, une même semaine

Le programme de la Rome Art Week s’organise autour de plusieurs catégories de participants, qui structurent la visite :

  • Les structures : galeries, fondations, musées, académies et instituts culturels qui ouvrent leurs espaces pour accueillir expositions, performances ou rencontres.
  • Les artistes, qui organisent des open studio : ils reçoivent le public directement dans leur atelier de travail, pour partager leur processus créatif plutôt qu’une simple œuvre finie.
  • Les curateurs, qui présentent des projets d’exposition ou des initiatives culturelles pensés spécifiquement pour l’occasion, dans des lieux parfois inattendus.
  • Les collectifs, mis en avant pour encourager la collaboration entre artistes et l’émergence de nouveaux courants.

À cela s’ajoutent les Tours, des parcours thématiques conçus et menés par les curateurs de la manifestation, qui permettent de relier plusieurs lieux autour d’un même fil narratif plutôt que de se contenter d’une liste d’adresses.

Du centre aux périphéries : une ambition territoriale assumée

Ces dernières années, la Rome Art Week a affiché une volonté claire d’équilibrer sa présence entre le centre historique et les quartiers périphériques de la ville, répartis en quinze municipi. Cette démarche répond à un défi classique des grands événements culturels urbains : éviter que l’offre culturelle ne se concentre exclusivement dans les zones déjà les plus fréquentées, au détriment du reste de la ville.

Concrètement, cela signifie que le programme complet mérite d’être consulté avec attention avant de se déplacer : certains des projets les plus intéressants d’une édition se trouvent parfois loin des circuits touristiques habituels, dans des quartiers que peu de visiteurs songent à explorer autrement.

Informations pratiques

  • Lieu : centaines de sites à travers toute la ville de Rome (galeries, fondations, ateliers d’artistes, instituts culturels, espaces indépendants) ; pas de site unique.
  • Accès : dépend entièrement des lieux visités ; le site officiel propose généralement une carte interactive pour organiser son parcours selon les quartiers.
  • Tarif : gratuit pour l’ensemble des événements labellisés RAW, sans exception.
  • Site officiel : romeartweek.com